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dimanche 12 septembre 2010

Le temps des lilas

Kader se souvenait de l'époque heureuse que Leila nommait "le temps des lilas", par référence à la station métro proche de l’appartement. Il se rendait alors très souvent à Paris .A l'aéroport, il découvrait sa belle soeur qui l'attendait en trépignant. Dès qu'il déposait sa valise, elle l'entraînait dehors,, impatiente de lui faire découvrir tous les trésors de la grande ville pour laquelle Henri IV abjura. Elle l'incitait à se lever tôt , et dès le départ d e Houcine, elle l'emmenait à travers les rues. Kader ne pouvait oublier ces longues promenades au cours desquelles le sein ferme et doux de Leila venait s'écraser contre son omoplate avec une insistance qu'il se devait de mettre sous le compte de l’inadvertance. D'étranges maladresses favorisaient de brefs frôlements de main, et la trouble lueur de leur regard soulignait leur émoi réciproque .Si la pluie les dissuadait de sortir,ils s'installaient au salon et se mettaient à deviser si gaiement qu'ils ne voyaient pas le temps passer. Kader avait noté que la présence de Hocine tempérait la joie de Leila et que ses rires s'étranglaient dès l'entrée de son mari. Il dut espacer ses visites ...
Rachid Mimouni
La malédiction

mardi 14 octobre 2008

Salma

L'amour, par un jour, de ses rayons magiques, m'ouvrit les yeux, et pour la première fois il effleura mon âme de ses doigts de feu. J'avais dix-huit ans!
Salma Karamé était la première femme de ma vie qui par son charme éveilla mon esprit et se mit à marcher devant moi dans cet éden de sentiments sublimes, où les jours comme les rêves s'évaporent et les nuits comme les noces s'évanouissent.
Par sa beauté , elle m'inculquât le culte du beau.
Par sa grâce, elle me dévoila les secrets de l'amour.
Et par sa voix , le premier vers du poème de la vie intérieure vint me caresser l'ouïe.
GIBRAN
Les ailes brisées

mardi 29 juillet 2008

De l'amour

Elle lui semblait si belle,si séduisante,si différente des gens du commun qu'il ne comprenait pas pourquoi personne n'était comme lui bouleversé par le chant de castagnettes de ses talons sur le pavé de la rue,ni pourquoi les coeurs ne battaient pas la chamade aux soupirs de ses volants, ni pourquoi personne ne devenait fou d'amour sous la caresse de ses cheveux,l'envol de ses mains, l'or de son sourire.
Gabriel Garcia Marquez
L'amour au temps du choléra