<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698</id><updated>2012-02-16T22:12:50.633+01:00</updated><category term='Les socio-religieux'/><category term='les romantiques'/><category term='l'/><category term='les historiques'/><category term='les psychiques'/><category term='Les existentiels'/><category term='les incontournables'/><category term='les mystiques'/><category term='les sociaux'/><category term='les artistiques'/><category term='j&apos;ai beaucoup aimé'/><category term='les comiques'/><category term='les philosophiques'/><title type='text'>Morceaux Choisis</title><subtitle type='html'>Lire ,c'est voyager ;voyager c'est lire.Victor HUgo</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>36</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-8932086566098396455</id><published>2010-11-02T11:19:00.003+01:00</published><updated>2010-11-02T11:19:00.277+01:00</updated><title type='text'>Ce pays dont je meurs</title><content type='html'>Ce soir-là, nous sûmes que la vie de maman était changée.On entendit les robinets de la salle de bains jusque tard dans la nuit.Pierrot eu beau tambouriner,maman s'exerça à&amp;nbsp;l’ignorer;Pour la première fois.&lt;br /&gt;Le lendemain&amp;nbsp;matin&amp;nbsp;, nous l'avons regardée plier son tablier blanc et le ranger soigneusement dans son sachet en plastique.Ses gestes étaient d'une incroyable&amp;nbsp;lenteur.Elle n'a pas osé lever les yeux sur nous .Je savais&amp;nbsp;mieux&amp;nbsp;qu'Amira, que dans quelques instants, en traversant la rue, elle aurait l'impression de marcher sur les cadavres de ses ancêtres , sur un passé que la distance a rendu encore plus glorieux .Elle profanerait la mémoire de tant d'oncles orgueilleux et de femmes au fort caractère, tant de guerriers et de seigneurs des terres!!&lt;br /&gt;Djamila Bent Sidi Bou Ali, bonne chez les Français!&lt;br /&gt;Ce pays dont je meurs&lt;br /&gt;Fawzia Zouari&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-8932086566098396455?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/8932086566098396455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=8932086566098396455' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8932086566098396455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8932086566098396455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/11/ce-pays-dont-je-meurs.html' title='Ce pays dont je meurs'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-8852183706850332278</id><published>2010-09-12T09:51:00.002+02:00</published><updated>2010-09-12T10:15:45.806+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les romantiques'/><title type='text'>Le temps des lilas</title><content type='html'>Kader se souvenait de l'époque heureuse que Leila nommait "le temps des lilas", par référence à la station métro proche de l’appartement. Il se rendait alors très  souvent à Paris .A l'aéroport, il découvrait sa belle soeur qui l'attendait en trépignant. Dès qu'il déposait sa valise, elle l'entraînait dehors,, impatiente de lui faire découvrir  tous les trésors de la grande ville pour laquelle Henri IV abjura. Elle l'incitait à se lever tôt , et dès le départ d e Houcine, elle l'emmenait à travers les rues. Kader ne pouvait oublier ces longues promenades au cours desquelles le sein ferme et doux de Leila venait s'écraser contre son omoplate avec une insistance qu'il se devait de mettre sous le compte de l’inadvertance. D'étranges maladresses favorisaient de brefs frôlements de main, et la trouble lueur de leur regard soulignait leur émoi réciproque .Si la pluie les  dissuadait de sortir,ils s'installaient au salon et se mettaient à deviser si gaiement qu'ils ne voyaient pas le temps passer. Kader avait noté que la présence de Hocine tempérait la joie de Leila et que ses rires s'étranglaient dès l'entrée de son mari. Il dut espacer ses visites ...&lt;div&gt;Rachid Mimouni&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La malédiction &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-8852183706850332278?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/8852183706850332278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=8852183706850332278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8852183706850332278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8852183706850332278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/09/le-temps-des-lilas.html' title='Le temps des lilas'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-1741875879993882302</id><published>2010-08-07T23:36:00.003+02:00</published><updated>2010-08-08T00:00:22.859+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Confidences à Allah</title><content type='html'>En fait , ce que je veux Te dire Allah, c'est :Est-ce qu'on peut échapper à son destin?Est ce qu'une fille comme moi avait un destin, d'ailleurs?Est ce que Tu peux vraiment m'en vouloir d'avoir préféré un toit à la rue, un peu de chaleur au froid et un lit aux trottoirs? J'ai fait des choix tout à fait logiques. Et naturels.Qui voudrait être une mendiante?Personne.Pas moi.J'ai vendu mon corps. Je serai devenue quoi si je ne m'étais pas prostituée?J'aurai dormi dehors à côté des fous , des mendiants et des chiens.Non Allah, j'ai préféré faire ça  pour avoir un toit,miteux mais un toit quand même.Tu sais bien que je ne l'ai pas fait par plaisir.Toi, Tu lis dans mon coeur alors tu sais tout.C'est de l'alimentaire comme on dit.Pardon Allah, de te parler aussi crûment , mais comme tu entends tout ce qu'on pense au plus profond de nous,ce n'est pas un ou deux mots déplacés qui vont T'offusquer, n'est-ce pas ?Je fais des choses horribles et je ne cesse de me confier à Toi.Toi le Pur. Mais c'est logique, il n'y qu'Un Pur qui puisse guider une impure comme moi.Je Te parle comme ça vient mais je Te respecte,Tu le sais. J'ai envie de pleurer, là. &lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Confidences à Allah&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Safiah Azzeddine&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-1741875879993882302?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/1741875879993882302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=1741875879993882302' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/1741875879993882302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/1741875879993882302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/08/confidences-allah.html' title='Confidences à Allah'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-816771015023416934</id><published>2010-05-24T12:33:00.003+02:00</published><updated>2010-05-24T13:27:20.245+02:00</updated><title type='text'>La preuve par le miel</title><content type='html'>D'où jaillit l'amour?demande Ibn Arabi&lt;div&gt;J'aime ce qui m'éblouit et accentue l'obscurité au fond de moi, répond René Char.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Entre  la question et l'esquisse de réponse,j'avançais vers le Penseur, et je prenais conscience du jeu dangereux qui se précisait entre nous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis que j'ai connu le Penseur, malgré toutes ces années écoulées , il ne s'est pas passé un seul jour sans que je pense à lui. Je ne peux désirer un homme sans penser à lui. Je ne peux lire un journal sans penser à lui?Chaque jour, quelque chose me fait penser à lui&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quoi?Qu'est ce qui me fait penser à lui?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Chaque détail de ma vie lui est relié. Avec lui, j'ai appris à nager doucement, à plonger dans mon ressac vers le fond, calme,certaine qu'il était à côté de moi, et qu'au moment où j'ouvrirai les yeux, je le trouverai là.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Salwa Ennaimi&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;La preuve par le miel&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-816771015023416934?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/816771015023416934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=816771015023416934' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/816771015023416934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/816771015023416934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/05/dou-jaillit-lamourdemande-ibn-arabi.html' title='La preuve par le miel'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-125042050493052695</id><published>2010-05-22T18:45:00.005+02:00</published><updated>2010-05-22T21:36:54.371+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Dialogue ethnique</title><content type='html'>-J'ai du élever Mohammed comme Moise et Moise comme Mohamed dit Madame Rosa.Je les ai reçus le même jour et j'ai mélangé. Le petit Moise, le bon, est maintenant dans une bonne famille musulmane à Marseille,où il est très bien vu. Et votre petit Mohammed ici présent, je l'ai élevé comme juif;Barmitzwah et tout. Il a toujours mangé kasher, vous pouvez être tranquille.&lt;div&gt;   -Comment il a toujours mangé kasher?Piailla Monsieur Kadir Youssef,qui n'avait même pas la force de se lever de sa chaise tellement il était effondré sur toute la ligne.Mon fils, Mohammed a toujours mangé kasher?Il a eu sa Bartmitzwa?Mon fils Mohammed  a été rendu juif?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;   -J'ai fait une erreur identique, dit Madame Rosa.L'identité, vous savez, ça peut se tromper également,ce n'est pas à l'épreuve. Un gosse de trois ans, ça n'a pas beaucoup d'identité, même quand il est circoncis.Je me suis trompé de circoncis, j'ai élevé votre petit Mohammed comme un bon juif, vous pouvez être tranquille.Et quand on laisse son fils onze ans sans le voir, faut pas s'étonner qu'il devient juif!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;   -Mais j'étais dans l'impossibilité clinique gémit Monsieur Kadir Youssef!!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;   -Bon, il était arabe, maintenant il est un peu juif, mais c'est toujours votre petit , dit Madame Rosa , avec un sourire familial&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Romain Gary&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;La vie devant soi&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-125042050493052695?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/125042050493052695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=125042050493052695' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/125042050493052695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/125042050493052695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/05/dialogue-ethnique.html' title='Dialogue ethnique'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3625193195392821642</id><published>2010-05-11T23:32:00.005+02:00</published><updated>2010-05-11T23:54:42.464+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les artistiques'/><title type='text'>Dans la peau du "Gilles" de Watteau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S-nQL72T-lI/AAAAAAAADKc/_hOQ9jPI5Rc/s1600/119135.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 304px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S-nQL72T-lI/AAAAAAAADKc/_hOQ9jPI5Rc/s400/119135.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470132125880810066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon visage fut peint en deux matinées, dans le petit temple glacial que j'ai dit. D'ailleurs, la toile était presque achevée quand j'arrivai:c'était un grand Pierrot aux mains pendantes,au maintien stupide. L'avouerai-je?Moi qui n'a plus d'ambition, j'avais espéré chemin faisant d'être une fois figuré sous les traits d'un prélat, peut-être d'un prophète, et me serais plus volontiers contenté d'un métier de comparse dans une  machine sacrée, lévite derrière Joad ou obscur témoin de la Passion, que de ce premier rôle d'enfariné qu'il entendait me faire endosser. Je demeurai stupide devant cette grande chose blanche; il feignait de s'aviser de mon embarras, qu'il avait évidemment prévu; il me fit de grandes  excuses -il riait- et je m'efforçais d'en rire aussi:mon visage n'était-il pas n'importe qui, et qui d'ailleurs me reconnaîtrait , chez les gentilshommes où notre tableau serait accroché?&lt;div&gt;&lt;b&gt;Pierre Michon&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Maîtres et serviteurs&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=360"&gt;Le Gilles de Watteau&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3625193195392821642?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3625193195392821642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3625193195392821642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3625193195392821642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3625193195392821642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/05/dans-la-peau-du-gilles-de-watteau.html' title='Dans la peau du &quot;Gilles&quot; de Watteau'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S-nQL72T-lI/AAAAAAAADKc/_hOQ9jPI5Rc/s72-c/119135.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3771945261739138150</id><published>2010-05-01T10:28:00.001+02:00</published><updated>2010-05-01T10:31:34.221+02:00</updated><title type='text'>L'homme qui rit</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; color: rgb(61, 61, 61); "&gt;Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles ; comme à moi, on lui a mis au coeur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. Où s'était posé le doigt,de Dieu, s'est appuyée la griffe du roi. Monstrueuse superposition. Évêques, pairs et princes, le peuple c'est le souffrant profond qui rit à la surface. Mylords, je vous le dis, le peuple, c'est moi. Aujourd'hui vous l'opprimez, aujourd'hui vous me huez. Mais l'avenir, c'est le dégel sombre. Ce qui était pierre devient flot. L'apparence solide se change en submersion. Un craquement, et tout est dit. Il viendra une heure où une convulsion brisera votre oppression, où un rugissement répliquera à vos huées. (...) Tremblez. Les incorruptibles solutions approchent, les ongles coupés repoussent, les langues arrachées s'envolent, et deviennent des langues de feu éparses au vent des ténèbres, et hurlent dans l'infini ; ceux qui ont faim montrent leurs dents oisives, les paradis bâtis sur les enfers chancellent, on souffre, on souffre, on souffre, et ce qui est en haut penche, et ce qui est en bas s'entrouvre, l'ombre demande à devenir lumière, le damné discute l'élu, c'est le peuple qui vient, vous dis-je, c'est l'homme qui monte, c'est la fin qui commence, c'est la rouge aurore de la catastrophe, et voilà ce qu'il y a dans ce rire, dont vous riez !&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; color: rgb(61, 61, 61); "&gt;L'homme qui rit&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; color: rgb(61, 61, 61); "&gt;VictorHugo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3771945261739138150?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3771945261739138150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3771945261739138150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3771945261739138150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3771945261739138150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/05/lhomme-qui-rit.html' title='L&apos;homme qui rit'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-1469854592393051693</id><published>2010-04-20T08:40:00.002+02:00</published><updated>2010-04-20T08:52:50.741+02:00</updated><title type='text'>La qualité de l'amour</title><content type='html'>L'amour n'a pas besoin de motif, on aime et cela suffit;mais la qualité de l'amour,elle,a un motif.&lt;div&gt;On aime sans raison;mais si l'on aime avec tristesse ou avec joie, avec tranquillité ou avec inquiétude,avec  jalousie ou avec confiance, il existe au fond une raison quelconque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alberto Moravia&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'ennui&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-1469854592393051693?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/1469854592393051693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=1469854592393051693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/1469854592393051693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/1469854592393051693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/04/la-qualite-de-lamour.html' title='La qualité de l&apos;amour'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3778211682946542036</id><published>2010-03-18T08:34:00.003+01:00</published><updated>2010-03-18T08:38:14.944+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='j&apos;ai beaucoup aimé'/><title type='text'>La dernière odalisque</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S6HXzJmDJWI/AAAAAAAADDc/3Ve7NhO4RrY/s1600-h/2253154881.08.LZZZZZZZ+(1).jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 242px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S6HXzJmDJWI/AAAAAAAADDc/3Ve7NhO4RrY/s400/2253154881.08.LZZZZZZZ+(1).jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5449874297843819874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le prince Fayçal Bey a fini par découvrir l'incroyable  destin de Safiyé. Elle a dix ans quand elle échappe, en 1919, au  massacre de toute sa famille et fuit les rudes montagnes du Caucase pour  les splendeurs des palais d'Istanbul. Le déclin de l'Empire ottoman  anéantit ses espérances. Princesse esclave, Safiyé est alors offerte à  l'épouse du bey de Tunis. Ancienne odalisque elle-même, celle-ci la  guide au sein des intrigues du sérail. Des années plus tard, Safiyé  épouse, sans l'avoir jamais vu, un prince qui se révélera l'amour de sa  vie. Après des années de bonheur et de drames, de luttes politiques et  de complots, Safiyé sera une fois encore rattrapée par l'histoire et, en  1957, emprisonnée avec toute sa famille par Bourguiba&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Autour  du livre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est l'émir Fayçal-Bey qui parle et fait  rire ainsi son auditoire serré, que ce soit le Tout-Tunis accouru à Dar  Hamouda-Pacha, exquis palais récemment ouvert au public dans la Médina,  au lycée Flaubert ou dans une librairie de quartier qui, les jours  précédents, a écoulé six cents exemplaires de sa Dernière Odalisque. "Du  jamais-vu en Tunisie !", s'enthousiasme le libraire. En France, le  téléphone arabe a réussi cette année à faire vendre plus de 15 000  unités de ce "roman" qui est en fait une tranche d'histoire intime sur  le dernier demi-siècle du régime beylical, vu par une odalisque  caucasienne, belle-fille de Lamine Ier et grand-mère de l'auteur. La  Turquie, l'Espagne, l'Allemagne, le Liban ont acquis les droits de  traduction sur un livre qui ne montre pas toujours Bourguiba sous son  meilleur jour - par exemple quand, en pyjama, peu après le renversement  de la royauté, il reçoit l'odalisque venue réclamer la libération de son  mari et, encoléré par cette demande, fracasse contre un mur sa radio en  galalithe..&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FF0000;"&gt;Les odalisques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;.&lt;/strong&gt; Des  odalisques, c'est-à-dire des concubines serves dans la Tunisie du  protectorat français (1881-1956) ? "Mais, oui, cher monsieur, la France  laïque et égalitaire s'était engagée à respecter nos mœurs orientales et  elle tint parole ! Notez aussi que l'esclavage avait été aboli dès 1846  du fait du bey Ahmed, par ailleurs premier souverain musulman régnant à  visiter officiellement un Etat non musulman, en l'occurrence la France.  Ma grand-mère, l'odalisque Safiyé, "la pure" en arabe, avait, c'est  vrai, été toute petite, vers 1920, un cadeau de Stamboul à la famille  beylicale. Il ne pouvait être question de refuser un don venant de chez  le pape des mahométans, au nom duquel la prière fut dite dans toutes les  mosquées de Tunisie, sous le protectorat français, jusqu'au  renversement du califat par Atatürk en 1924...", raconte Fayçal-Bey en  nous guidant à travers le dédale de l'ancien harem beylical du Bardo..&lt;/div&gt;&lt;div&gt;source:  harissa.com&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#FF0000;"&gt;Mon humble avis:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;un  très beau roman,une fresque d'une partie de l'histoire de mon pays, des  personnages intensement humains et attachants, un conte digne des mille  et une nuits,une très grande sensibilité d'écriture.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3778211682946542036?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3778211682946542036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3778211682946542036' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3778211682946542036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3778211682946542036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/03/la-derniere-odalisque.html' title='La dernière odalisque'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Nbc61bWi4Yc/S6HXzJmDJWI/AAAAAAAADDc/3Ve7NhO4RrY/s72-c/2253154881.08.LZZZZZZZ+(1).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3845408571403406388</id><published>2010-03-08T12:33:00.003+01:00</published><updated>2010-03-08T13:35:19.469+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les historiques'/><title type='text'>Femmes de Tunisie</title><content type='html'>"A Carthage, lors de séjours précédents, j'avais rencontré plusieurs personnes qui évoquaient facilement ces deux héroïnes[Ellissa-Didon et la femme d'Hasdrubal] de lumière et de ténèbre.&lt;div&gt;Elles en parlaient presque comme elles auraient parlé de Sharon Stone ou de Hilary Clinton.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Elles restaient dans leurs bouches étonnamment fraîches et belles.Certains affirmaient qu'elles avaient toutes les deux inspiré une autre indomptable:la Kahina,cette princesse berbère, la reine des Aurès, la Prophétesse. Une Berbère juive, dit Ibn Khaldoun, une chrétienne selon d'autres, qui lutta jusqu'à la mort contre les envahisseurs arabes venus d'Egypte.D'autres, qui avaient remonté avec moi le labyrinthe de l'histoire en suivant ces femmes, prétendaient qu'elles menaient directement à Bourguiba, ce premier président qui avait promptement dévoilé  la femme tunisienne, sans s'occuper des bigots, après l'indépendance en 1956"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3845408571403406388?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3845408571403406388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3845408571403406388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3845408571403406388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3845408571403406388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/03/femmes-de-tunisie.html' title='Femmes de Tunisie'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-7006255784070410232</id><published>2010-01-07T17:59:00.003+01:00</published><updated>2010-01-07T20:46:30.694+01:00</updated><title type='text'>Dictionnaire des confessions amoureuses</title><content type='html'>Il s'agissait  selon la note établie par Alexandre d'un exercice de clarification des mots et des expressions en usage pour décrire l'amour; car il considérait comme piégeux, ces foutus mots , charriant des brouettes d'idées fallacieuses , et de nature à duper les candidats aux émotions  durables .Par ce dictionnaire jailli de ses artères juvéniles, il entendait lutter contre la manière sournoise qu'a le langage d'ensorceler notre esprit lorsque nous réfléchissons aux choses du coeur et du sexe. Subitement épris de linguistique passionnelle, Alexandre clamait  que les formes prises par notre babil façonnent notre nature,informent notre pensée et déterminent  notre manière d'aimer. Il prétendait même qu'en clarifiant le vocabulaire qui ne cesse de nous berner  on parviendrait à  mieux résoudre  nos tracas conjugaux. Pour Alexandre , clarifier revenait à dénoncer haut et fort les mythes insidieusement  véhiculés. Ainsi par exemple, &lt;i&gt;&lt;b&gt;faire l'amour&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; laisserait  entendre aux inattentifs que l'acte charnel fabrique l'amour. &lt;i&gt;Aimer,&lt;/i&gt; écrivait-il plus bas, est un verbe authentique- suractif  même!- et l'époque ne s'en aperçoit guère. Il lui paraissait urgent de faire saisir aux époux que ce verbe doit servir à décrire une action bien réelle, un ensemble d'initiatives concrètes et non une simple émotion. &lt;i&gt;&lt;b&gt;Aimer&lt;/b&gt; passionnément&lt;/i&gt;, s'insurgait-il dans la paragraphe suivant, fait odieusement  référence à la passion du Christ, donc à une torture,.Ce qu'il  jugeait intolérable. L'abandon sentimental n'a rien à voir avec l'épopée de ce célèbre crucifié, éructait-il. Sortons de cette confusion et préférons aimer à plein bonheur. Chose plus grave encore; &lt;i&gt;&lt;b&gt;ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; arrive toujours  à la fin d'un récit, remarquait-il, lorsque les péripéties sont terminées .Quel scandale de ne jamais l'employer en début de roman; ce qui sous-entend que les gens heureux n'ont plus d'histoire à déguster!&lt;i&gt;&lt;b&gt;Nous  sommes  amoureux&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est hélas fréquemment utilisé par les tourtereaux , comme s'il suffisait d'être une émotion amoureuse pour profiter  effectivement de son amour!déplorait-il avec irritation. De même que , &lt;b&gt;&lt;i&gt;ma chérie &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;laisse imaginer par l'emploi du possessif que la propriété de l'autre rendrait plus cher à notre coeur. Quant au fameux&lt;i&gt;&lt;b&gt;  je&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt; t'aime,&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Alexandre le trouvait prodigieusement équivoque. En effet, comment confondre en un seul terme convoiter un joli cul, goûter un caractère et être prêt à verser plus tard une pension alimentaire?Il s'indignait contre l'emploi délétère du fameux &lt;i&gt;&lt;b&gt;fou d'amour&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; qui laisse accroire qu'il faudrait en passer par la folie pour aimer démesurément .Comme si l'amour sans frein ne nécessitait pas beaucoup de raison, comme s'il n'était pas requis par la raison elle même.&lt;div&gt;Alexandre Jardin&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quinze ans après&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-7006255784070410232?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/7006255784070410232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=7006255784070410232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7006255784070410232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7006255784070410232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2010/01/dictionnaire-des-confessions-amoureuses.html' title='Dictionnaire des confessions amoureuses'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-763293724724475285</id><published>2009-12-10T15:01:00.000+01:00</published><updated>2009-12-10T15:02:47.660+01:00</updated><title type='text'>Jeanne</title><content type='html'>Elle est partie dans le soir qui était si beau, avec ses cheveux, ses yeux et tout ce qui m'appartenait, et aussi mon coeur. On ne la voit plus nulle part, elle n'existe plus. Le vent ne la sent plus, mais il souffle encore, le soleil ne la voit plus, mais il éclaire encore, elle s'appelait Jeanne, elle n'est plus là, et je ne peux pas la rattraper, elle n'a plus de pieds. Je marche, je vois les arbres, le soleil et l'herbe, des gens aussi. Mais déjà son visage disparaît en devenant plus parfait. Il se confond avec les nuages, le vent et le soleil. Les nuages l'enveloppent, le vent l'emporte et la lumière brille au travers.&lt;br /&gt;Jean de la chance&lt;br /&gt;Bertolt Brecht&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-763293724724475285?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/763293724724475285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=763293724724475285' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/763293724724475285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/763293724724475285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/jeanne.html' title='Jeanne'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-6791954476239261588</id><published>2009-12-08T08:34:00.000+01:00</published><updated>2009-12-08T08:36:21.395+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les incontournables'/><title type='text'>La scène du fiacre/1</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: separate; color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px;"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;C'était par un beau matin d'été. Des argenteries reluisaient aux boutiques des orfèvres, et la lumière qui arrivait obliquement sur la cathédrale posait des miroitements à la cassure des pierres grises ; une compagnie d'oiseaux tourbillonnaient dans le ciel bleu, autour des clochetons à trèfles ; la place, retentissante de cris, sentait les fleurs qui bordaient son pavé, roses, jasmins, oeillets, narcisses et tubéreuses, espacés inégalement par des verdures humides, de l'herbe-au-chat et du mouron pour les oiseaux ; la fontaine, au milieu, gargouillait, et, sous de larges parapluies, parmi des cantaloups s'étageant en pyramides, des marchandes, nu-tête, tournaient dans du papier des bouquets de violettes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Le jeune homme en prit un. C'était la première fois qu'il achetait des fleurs pour une femme ; et sa poitrine, en les respirant, se gonfla d'orgueil, comme si cet hommage qu'il destinait à une autre se fût retourné vers lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Cependant il avait peur d'être aperçu, il entra résolument dans l'église.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Le suisse, alors, se tenait sur le seuil, au milieu du portail à gauche, au-dessous de la&lt;span class="Apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;color:#330000;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:+1;"&gt;Marianne dansant,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:+1;"&gt;&lt;span class="Apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;plumet en tête, rapière au mollet, canne au poing, plus majestueux qu'un cardinal et reluisant comme un saint ciboire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Il s'avança vers Léon, et, avec ce sourire de bénignité pateline que prennent les ecclésiastiques lorsqu'ils interrogent les enfants :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;- Monsieur, sans doute, n'est pas d'ici ? Monsieur désire voir les curiosités de l'église ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;- Non, dit l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Et il fit d'abord le tour des bas-côtés. Puis il vint regarder sur la place. Emma n'arrivait pas. Il remonta jusqu'au choeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Gustave Flaubert&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:+1;color:#330000;"&gt;Emma Bovary&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-6791954476239261588?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/6791954476239261588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=6791954476239261588' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6791954476239261588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6791954476239261588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/la-scene-du-fiacre1.html' title='La scène du fiacre/1'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3552106173428804426</id><published>2009-12-06T09:23:00.001+01:00</published><updated>2009-12-06T09:24:57.786+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les incontournables'/><title type='text'>La madeleine de Proust</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000000;"&gt;Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. Il l'y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l'heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.&lt;br /&gt;Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit. Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé, les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s'appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu'on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j'avais revu jusque là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la Place où on m'envoyait avant déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s'amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d'eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s'étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l'église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3552106173428804426?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3552106173428804426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3552106173428804426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3552106173428804426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3552106173428804426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/la-madeleine-de-proust_06.html' title='La madeleine de Proust'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-314639916465882417</id><published>2009-12-06T09:23:00.000+01:00</published><updated>2009-12-06T09:24:56.412+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les incontournables'/><title type='text'>La madeleine de Proust</title><content type='html'>&lt;span style="color:#000000;"&gt;Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. Il l'y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l'heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.&lt;br /&gt;Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit. Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé, les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s'appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu'on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j'avais revu jusque là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la Place où on m'envoyait avant déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s'amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d'eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s'étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l'église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-314639916465882417?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/314639916465882417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=314639916465882417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/314639916465882417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/314639916465882417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/la-madeleine-de-proust.html' title='La madeleine de Proust'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-6590240189200437929</id><published>2009-12-05T08:03:00.003+01:00</published><updated>2009-12-05T08:20:22.292+01:00</updated><title type='text'>Le cri d'amour muet</title><content type='html'>Je l'ai écrit tous les jours, partout, avec les mots de tête qui résonnent sans échos, les mots du cœur, suaves nausées au goût de l'amour, les mots du corps, douleurs abdominales. Je l'ai écrit entre l'éveil et le sommeil,quand il ne me restait que des mots lucioles pour éclairer mes nuits.&lt;br /&gt;Je l'ai aimé de loin, en douce. Comme in innocent larcin, je lui ai volé des instants de bonheur dont il ne se doute même  pas. Je l'ai écrit  dans mon cœur et c'est dans mon cœur que je lui ai dit que je l'aimais. Malheureusement, aucun mot ne lui arrivera,aucun cri ne lui parviendra, il restera en moi, le long texte;jamais lu, jamais récité, jamais appris, juste rêvé. Il m'étouffera, le cri d'amour muet.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wahiba Khiari&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nos silences&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-6590240189200437929?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/6590240189200437929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=6590240189200437929' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6590240189200437929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6590240189200437929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/le-cri-damour-muet.html' title='Le cri d&apos;amour muet'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-882611068789674575</id><published>2009-12-02T08:14:00.000+01:00</published><updated>2009-12-02T08:15:47.426+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les sociaux'/><title type='text'>Les thés dansants</title><content type='html'>&lt;div&gt;Mais ce temps -là était révolu. Depuis la fin de la guerre, elle en avait vu disparaître de ces endroits voués à la danse et aux rencontres de hasard! Moins de dix subsistaient. Pour combien de temps encore? Ces endroits auraient dû être préservés, déclarés d'utilité publique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ils étaient nécessaires aux riches comme aux pauvres,aux jeunes comme aux vieux ,aux hommes comme aux femmes ,à ceux qui n'en avaient pas assez, à ceux qui ne venaient que pour danser et à ceux qui ne venaient que pour draguer. Ils étaient le refuge de tous les solitaires, en mal de rencontre, ne fût-ce que le temps d'une danse. Le militaire y venait en goguette, la petite bonne y cherchait un amoureux, le retraité un peu de verdeur, le provencial l'air de Paris ,la dame d'âge mûr un gigolo , celui-ci une cliente, le représentant de commerce une heure à tuer entre deux rendez-vous , les commerçants un moment de détente après une semaine bien remplie , le fonctionnaire l'oubli des tracasseries de son chef de service . Tous , quand ils entraient au Bal de la Marine , à la Boule Rouge , au Tango , à La Coupole , au Balajo , à la Java , au Tahiti , au Bal Nègre , au Mikado et autres lieux , se débarrassaient durant une heure ou deux de leurs soucis.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size: 130%; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Régine DEFORGES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Lili ou les thés dansants&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-882611068789674575?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/882611068789674575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=882611068789674575' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/882611068789674575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/882611068789674575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/12/les-thes-dansants.html' title='Les thés dansants'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-5273498398660746171</id><published>2009-11-30T08:54:00.001+01:00</published><updated>2009-11-30T08:55:47.414+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Chacun son Dieu</title><content type='html'>Ils se côtoyaient, sans se mêler. Chacun son Dieu, chacun son temple, sa mosquée, son église, sa synagogue.Qui son anisette, qui sa&lt;em&gt; boukha&lt;/em&gt;, qui l'orgeat de ses mariages,de ses circoncisions.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A chacun ses rites, ses processions, ses carêmes,et ses jeûnes, ses Noel, ses Aid ,ses Yom Kippour, ses messes , ses ors et ses orgues, ses Vierges et ses saints, ses prières , ses prosternations, ses prêches , ses vendredis bourdonnants de sourats ,ses épaules enveloppées de châles du samedi , ses professions de foi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'enluminure d'un Coran ouvert sur un lutrin, dont la calligraphie s'élève ,volute après volute, psalmodie déroulant dans le silence ombreux de la salle de prières tapissée de haute laine, ses glissandos de voyelles emphatiques, ses claquements de dentales, la scansion de ses gitturales.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A vol d'oiseau de la Grande Mosquée, la lumière d'un vitrail tombe sur un missel bardé de cuir, d'où pend un signet de soie, dans le flux et le reflux d'un harmonium que balisent,extatiques, une Vierge , des saints agenouillés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une Thora nichée au coeur du tabernacle, à l'abri d'une arche , au fond de la synagogue, à deux pas du cinéma Le Vox, dont &lt;em&gt;le coupeur de tickets&lt;/em&gt; n'était autre qu'Edmond, tu sais le fils de Madame Nedjar, notre voisine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ils portent leur religion sur la tête, feutres ou casques coloniaux, kippas, chéchias , fez , tarbouches dont les soies se balançaient sur l'épaule.Tous ces rituels, ces cérémonies , ces célébrations, se coudoyant pour se frayer un chemin vers le Dieu qu'ils se reconnaissent&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Le Paradis des Femmes ,pages 28/29&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Ali Bécheur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-5273498398660746171?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/5273498398660746171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=5273498398660746171' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/5273498398660746171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/5273498398660746171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/chacun-son-dieu.html' title='Chacun son Dieu'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-823381412671137513</id><published>2009-11-25T10:55:00.002+01:00</published><updated>2009-11-25T10:59:44.880+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='l'/><title type='text'>Belles de Tunis</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style=" color: rgb(99, 32, 53); font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 102); "&gt;La calèche suivait sagement le flot de voitures qui allait se déverser sur les plages de la banlieue de Tunis De temps en temps, on faisait une pause, histoire de permettre aux chevaux de se soulager, soulagement qui attirait aussitôt une nuée de mouches. Pendant le long trajet, Myriam s’amusait de voir le mobilier que transportaient les « arabas » : matelas échafaudés à des hauteurs vertigineuses et entourés d’énormes plats à coucous .&lt;br /&gt;Derrière chaque chariot pendait l’inévitable debouka sans laquelle aucune saison estivale ne saurait être réussie. Des carosses, des carroussas, laqués de bleu ciel ou de jaune safran, suivaient, parfois , attelés à des mulets par des colliers en cuir rehaussé de sequins et clos par des stores armoriés ou des jalousie. A sentir le parfum d’ambre et de jasmin qu’ils répandaient sur la route poussiéreuse , on devinait qui en était passager : quelque princesse beylicale ou le sérail d’un puissant seigneur qui prenait la route de La Marsa ou de Sidi Bou-Said.&lt;br /&gt;Des voitures sur lesquelles trônait quelque armoire à glace s’arrêteraient à Carthage ou à Salammbô ; elles étaient bien françaises .Celles où brinquebalaient des tableaux présentant une Vierge Marie souriante, certainement siciliennes ou maltaises, finiraient leur course au Kram.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=" color: rgb(0, 0, 102); font-size:20px;"&gt;&lt;strong&gt;Nine MOATI&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-823381412671137513?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/823381412671137513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=823381412671137513' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/823381412671137513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/823381412671137513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/belle-de-tunis.html' title='Belles de Tunis'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-8919441303221310340</id><published>2009-11-23T10:18:00.000+01:00</published><updated>2009-11-23T10:35:30.345+01:00</updated><title type='text'>Le mot</title><content type='html'>Elle retira de la manche de son vêtement une tablette d'argile portant une inscription."qu'est ce que cela signifie ? demanda Elie. -"c'est le mot &lt;strong&gt;&lt;em&gt;amour&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; " .Ellie prit la tablette , mais il n'eut pas le courage de demander pourquoi elle la lui avait tendue. Sur ce morceau d'argile , quelques traits griffonnés résumaient pourquoi les étoiles restaient suspendues dans les cieux et pourquoi les hommes marchaient sur la terre .Il voulut la lui rendre mais elle refusa.&lt;br /&gt;"J'ai écrit cela pour toi. Je connais ta responsabilité, je sais qu'un jour il te faudra partir ,et que tu te transformeras en ennemi de mon pays car tu désires anéantir Jézabel. Ce jour là,je serai peut -être à ton côté , t'apportant mon soutien pour que tu accomplisses ta tâche peut être lutterai-je contre toi , parce que le sang de Jézabel est celui de mon pays; ce mot , que tu tiens dans tes mains, est empli de mystères. Personne ne peut savoir ce qu'il éveille dans le coeur d'une femme -pas même les prophètes qui conversent avec Dieu.&lt;br /&gt;-Je connais ce mot , dit Elie en regardant la tablette dans son manteau. J'ai lutté jour et nuit contre lui , car , si j'ignore ce qu'il éveille dans le coeur d'une femme , je sais ce qu'il peut faire d'un homme. J'ai suffisamment de courage pour affronter le roi d'Israel, la princesse de Sidon, le Conseil d'Akbar ,mais ce seul mot, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;amour, &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;me cause une terreur profonde. Avant que tu ne le dessines sur les tablettes, tes yeux l'avaient déjà écrit dans mon coeur...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;Pauolo COELHO&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#CC0000;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La cinquième montagne&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-8919441303221310340?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/8919441303221310340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=8919441303221310340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8919441303221310340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8919441303221310340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/le-mot.html' title='Le mot'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-7452453520655165907</id><published>2009-11-22T07:14:00.000+01:00</published><updated>2009-11-22T07:17:00.172+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les comiques'/><title type='text'>L'odeur</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(99, 32, 53); "&gt;"On ne découvrit aucune blessure sur le corps et on ne put davantage trouver où était l'arme.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(99, 32, 53); "&gt;Il s'avéra également impossible de débarrasser le cadavre de sa tenace odeur de poudre. On commença par le laver à trois reprises avec une lavette et du savon,puis on le frotta au sel et au vinaigre , ensuite avec du cendre et du citron et pour finir on le mit dans un tonneau plein de lessive où on le laissa tremper pendant six heures. On le frictionna tant et si bien que les les arabesques des tatouages commencèrent à se décolorer. Quand on en vint , en désespoir de cause , à imaginer de l'assaisonner avec du piment , du cumin et des feuilles de laurier , et de le faire bouillir toute une journée à feu doux , il avait déjà commencé à se décomposer et on dut l'enterrer précipitamment. On l'enferma hermétiquement dans un cercueil sur mesure de deux mètres trente de long sur un mètre dix de large , renforcé à l'intérieur par des plaques de fer et vissé à l'aide de boulons d'acier, et même ainsi ,on n'empêcha pas l'odeur de se répandre dans les rues qu'emprunta l'enterrement[....]On eut beau dans les mois qui suivirent , renforcer sa sépulture par plusieurs murs superposés entre lesquels furent jetés pêle-mêle de la cendre tassée , du son , et de la chaux vive ,le cimetière continua à sentir la poudre pendant nombre d'années encore jusqu'à ce que les ingénieurs de la compagnie bananière fissent recouvrir la tombe d'une carapace de béton."&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 20px; "&gt;Gabriel Garcia Màrquez&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cent ans de solitude&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-7452453520655165907?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/7452453520655165907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=7452453520655165907' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7452453520655165907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7452453520655165907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/lodeur.html' title='L&apos;odeur'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-295329534955344993</id><published>2009-11-20T08:13:00.000+01:00</published><updated>2009-11-20T08:16:24.733+01:00</updated><title type='text'>Coexistance</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(99, 32, 53); "&gt;Et cette première année que nous passâmes à Tunis elle collectionna les rhumes, les angines et les grippes .Je demandais à mes parents qu'ils cessent de parler patois devant Marie; c'est peut-être dans ces moments où ils se mettaient à parler entre eux , tous à la fois pour se faire entendre, que la solitude de ma femme, au sourire figé, celui d'une sourde, me frappait le plus. Mais je n'insistai pas beaucoup , je l'avoue; ma mère comprenait à peine le français,fallait-il l'exclure de la conversation pour que Marie se sentit moins perdue?&lt;br /&gt;Raisonneur, tantôt sincère, tantôt de mauvaise foi, j'essayai d'expliquer à Marie ce qui la heurtait, espérant le lui rendre un peu familier. Les portes ne ferment pas? Négligence certes, mais aussi la chaleur dessèche le bois, la pluie subite le regonfle; la nourriture trop épicée? Sans épices, avec ce climat,on ne mangerait plus. Je reconnaissais souvent, en moi-même qu'elle avait raison mais il m'était désagréable de l'avouer, j'aurais admis alors, que jusqu'ici, j'avais vécu en sauvage. Il s'agissait bien d'ailleurs de discours et de persuasion! Il aurait fallu transformer les gens et les institutions, les bâtiments et toute la nature. Pouvais-je empêcher les marchands de brioches de hurler sous nos fenêtres dès six heures du matin suivis par les marchands de beignets au miel, puis par les marchands d'artichauts, de vieux habits, de pétrole? Pouvais-je supprimer l'humidité, atténuer la chaleur, faire pousser la verdure?....&lt;br /&gt;à suivre&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 20px; "&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; "&gt;Albert&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); font-size: 20px; "&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 20px; "&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bold; "&gt;MEMMI&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"    style="font-family:Arial, sans-serif;font-size:6;color:#FF0000;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px;"&gt;&lt;b&gt;AGAR,1955&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-295329534955344993?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/295329534955344993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=295329534955344993' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/295329534955344993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/295329534955344993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/coexistance.html' title='Coexistance'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3158761710414604315</id><published>2009-11-18T08:20:00.000+01:00</published><updated>2009-11-18T08:24:08.575+01:00</updated><title type='text'>La seconde création</title><content type='html'>Mais les livres, lui dis-je, ils se suffisent à eux mêmes. Je suis venu parmi eux comme vers un paradis, un royaume enchanté , une oasis dans le désert du monde. Marguerite Yourcenar dit quelque part qu'elle est entrée en littérature comme on entre en religion. Je ne suis pas enté en religion. J'ai découvert le plaisir. Et peut-être le bonheur. Et peut-être un peu plus que le bonheur: un monde plus beau et plus haut, le même que le nôtre et un autre, où tout était à la fois raconté et effacé,révélé et inventé et toujours plus vrai que nature -non seulement la gloire, les fêtes, les amours, les voyages, la violence et la haine, les trahisons, les bassesses, mais les temps morts de l'existence,ses ratés son ennui , son dégoût et la mort. Les livres prenaient le relais de Dieu pour une seconde création qui doublait la première et qui la corrigeait.&lt;br /&gt;Jean D'Ormesson&lt;br /&gt;Une fête en larmes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3158761710414604315?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3158761710414604315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3158761710414604315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3158761710414604315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3158761710414604315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/la-seconde-creation.html' title='La seconde création'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-9021548037813718487</id><published>2009-11-16T06:09:00.001+01:00</published><updated>2009-11-16T06:11:06.388+01:00</updated><title type='text'>Retour à Paris</title><content type='html'>J'errais à votre recherche en des lieux où je savais ne pas vous rencontrer. Je jouais à Pétrarque en quête d'une Laure improbable qui vendait des dessous dans quelque boutique d'un rose de dragée, grisée de parfums brassés, des N°5 avec des &lt;i&gt;Shalimar&lt;/i&gt;&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; des &lt;i&gt;Cabochard&lt;/i&gt; avec des &lt;i&gt;Calèches,&lt;/i&gt; sur quoi surnageraient des odeurs de femmes, des effluves de sueur et d'aisselles négligées. J'entrais dans des cinémas pour voir des films aussitôt oubliés .Je marquai un temps d'arrêt devant la devanture de La Joie de Lire où naguère je n'aimais rien tant que farfouiller dans les bouquins et les plaquettes de vers,étalés sur les tables, ,alignés sur les étagères. Un jour , j'y avais déniché &lt;i&gt;Les damnés de la terre&lt;/i&gt;. La guerre d'Algérie battait son plein. Les C.R.S assiégeaient la place Maubert. Sartre haranguait les étudiants à la Mutualité,où Mouloudji venait de chantait&lt;i&gt; le déserteur&lt;/i&gt;. Boris Vian était mort d'avoir trop écumé les jours[....]&lt;div&gt;Bientôt, il fallut se rendre à l'évidence:Paris et moi avions changé depuis l'époque de Boul'Mich et du 115.Je n'étais plus ce jeune homme avide qui eût troqué un repas contre un livre. Quant à ma patrie -Le Quartier Latin- on y croisait désormais davantage de touristes japonais, caméras en bandoulière que d'étudiants désargentés. Mai 68 avait dynamité l'Université dont les éclats avaient essaimé aux quatre coins de la ville. Mais le bistrot tapi au pied de la Sorbonne, était demeuré tel que je l'avais laissé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Ali Bécheur&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Les rendez-vous manqués&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-9021548037813718487?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/9021548037813718487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=9021548037813718487' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/9021548037813718487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/9021548037813718487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/retour-paris.html' title='Retour à Paris'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-8737125683174971565</id><published>2009-11-16T06:04:00.001+01:00</published><updated>2009-11-16T06:04:56.215+01:00</updated><title type='text'>La fumeuse</title><content type='html'>C'était une femme qui fumait à volupté.&lt;div&gt;Quiconque a vu Leila glisser une cigarette entre les doigts, la renifler,d'un geste preste sous ses narines frémissantes,approcher le briquet du tabac, les prunelles brillantes, la nuque tendue, le visage dévoré par l'attente, ,les lèvres gonflées qui semblent chuchoter"tu vas voir,ma belle combien tu embaumeras dès que tu brûleras"sait ce qu'est d'avoir rendez-vous avec le plaisir.Étincelles.Grésillements.Même le papier gémissait de joie. Ensuite,Leila portait la cigarette à sa bouche, aspirait avec la rigueur d'un e musicienne, fermait les paupières, renversait la nuque et l'on avait l'impression que la cigarette la pénétrait; à cause d'une contraction, de quelques spasmes -sa poitrine se soulevait, ses épaules se livraient au canapé,ses genoux s'écartaient -on sentait que son corps entier appelait la fumée, l'accueillait, la buvait, consentant à son envahissement. Lorsqu'elle rouvrait les yeux, les cils papillonnants, l'iris imprécis, elle évoquait une favorite qui émerge, tremblante, surprise, le pourpre aux joues, d'une nuit d'amour avec le sultan; on aurait dit, l'espace d'une seconde, qu'elle craignait de ne pas s'être rhabillée. Puis la main qui tenait la cigarette passait devant la bouche, ses lèvres attiraient l'objet, le saisissaient,et la fumée émanait de sa gorge, de ses mains, de ses narines,souple , dolente, flâneuse, d'un blanc magnifique, qui contrastait avec la chair sombre dont elle s'échappait.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Ulysse from Bagdad&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-8737125683174971565?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/8737125683174971565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=8737125683174971565' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8737125683174971565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/8737125683174971565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/11/la-fumeuse.html' title='La fumeuse'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-4839605141747698449</id><published>2009-04-11T15:30:00.004+02:00</published><updated>2009-04-11T15:48:51.086+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les philosophiques'/><title type='text'>La force de l'amour</title><content type='html'>Vous voyez bien pourquoi ce privilège de l'amour n'en finit jamais, dans notre civilisation de l'image et de la sensation, de renaître de ces cendres. Chacun de nous a connu au moins une fois dans sa vie, ou s'est imaginé connaître , à travers films et livres, les tremblements , les bouleversements, l'exaltation de la passion. Tout le reste ne compte plus, tout le reste et le sort des empires et le destin des hommes, et la morale, et l'art, et toutes les balançoires de l'intelligence professionnelle, est réduit à néant. Par une alchimie mystérieuse, le sens de l'existence nous est enfin révélé.L'amour est la plus douce des drogues dures.  Il nous parle de nous mêmes. Il nous entraîne derrière lui.Il force tout les barrages. Il est seul à régner et il nous fait souffrir autant qu'il nous enchante.Et les obstacles font partie de l'enchantement:ils renforcent encore notre dépendance point ,chacun le sait, et vous le savez,aussi, qu'il n'y a pas de passion sans obstacles et que l'obstacle est nécessaire à l'éclosion de la passion et à sa persistance&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Jean d'Ormesson &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Une fête en larmes&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-4839605141747698449?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/4839605141747698449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=4839605141747698449' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4839605141747698449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4839605141747698449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2009/04/vous-voyez-bien-pourquoi-ce-privilege.html' title='La force de l&apos;amour'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-7399929532805769056</id><published>2008-10-17T05:20:00.005+02:00</published><updated>2008-10-17T05:40:47.467+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les philosophiques'/><title type='text'>Aristote expliqué à une petite fille</title><content type='html'>Quand Aristote s'occupe de "faire le ménage" dans l'existence, il commence aussitôt par dire que toutes les choses dans la nature peuvent être divisées en deux groupes principaux. D'un côté les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;choses inanimées&lt;/span&gt; telles les pierres , les gouttes d'eau et les mottes de terre. Celles -ci n'ont en elles aucune possibilité de se transformer en autre chose. Ces choses non vivantes peuvent, selon Aristote, uniquement se modifier par une intervention extérieure. De l'autre côté, nous avons les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;choses vivantes&lt;/span&gt; qui portent en elles la possibilité de se transformer.&lt;br /&gt;Concernant les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"choses vivantes"&lt;/span&gt;, Aristote indique qu'elles appartiennent à deux groupes: les végétaux vivants (ou les plantes) et les être vivants. Pour finir, les êtres vivant se divisent en deux sous groupes:&lt;span style="font-style: italic;"&gt; les animaux&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les hommes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Reconnais que cette classification est simple et claire. Il y a une différence fondamentale entre  une chose vivante et une chose inanimée, par exemple entre une rose et une pierre. De même, il existe une différence fondamentale entre les  végétaux et les animaux, par exemple entre une rose et un cheval;j'ajouterai même qu'il existe une différence assez nette entre un cheval et un homme. Mais si l'on veut être plus précis, en quoi consistent ces différences? Peux-tu me le dire&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Jostein&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;Gaarder&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le monde de Sophie&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-7399929532805769056?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/7399929532805769056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=7399929532805769056' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7399929532805769056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7399929532805769056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/aristote-expliqu-une-petite-fille.html' title='Aristote expliqué à une petite fille'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-4572137360377694222</id><published>2008-10-14T06:05:00.003+02:00</published><updated>2008-10-14T06:13:57.661+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les romantiques'/><title type='text'>Salma</title><content type='html'>L'amour, par un jour, de ses rayons magiques, m'ouvrit les yeux, et pour la première fois il effleura mon âme de ses doigts de feu. J'avais dix-huit ans!&lt;br /&gt;Salma Karamé était la première femme de ma vie qui par son charme éveilla mon esprit et se mit à marcher devant moi dans cet éden de sentiments sublimes, où les jours comme les rêves s'évaporent et les nuits comme les noces s'évanouissent.&lt;br /&gt;Par sa beauté , elle m'inculquât le culte du beau.&lt;br /&gt;Par sa grâce, elle me dévoila les secrets de l'amour.&lt;br /&gt;Et par sa voix , le premier vers du poème de la vie intérieure vint me caresser l'ouïe.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);"&gt;GIBRAN&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Les ailes brisées&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-4572137360377694222?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/4572137360377694222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=4572137360377694222' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4572137360377694222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4572137360377694222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/salma.html' title='Salma'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-7151499886977582780</id><published>2008-10-13T05:58:00.002+02:00</published><updated>2008-10-13T06:06:33.055+02:00</updated><title type='text'>Un mariage mixte #3</title><content type='html'>Il s'agissait bien d'ailleurs de discours et de persuasion! Il aurait fallu transformer les gens et les institutions, les bâtiments et toute la nature. Pouvais-je empêcher les marchands de brioches de hurler sous nos fenêtres dès six heures du matin, suivis par les marchands de beignets au miel, puis par les marchands d'artichauts, de vieux habits, de pétrole?...Pouvais-je supprimer l'humidité, atténuer la chaleur, faire pousser de la verdure?&lt;br /&gt;Je m'affolais, perdant définitivement une sérénité tellement provisoire qu'il me fallait plus tard , faire effort pour en retrouver le souvenir, je ne savais comment retenir les murailles qui s'écroulaient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-7151499886977582780?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/7151499886977582780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=7151499886977582780' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7151499886977582780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/7151499886977582780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/un-mariage-mixte-3.html' title='Un mariage mixte #3'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3180140172123875929</id><published>2008-10-12T08:15:00.000+02:00</published><updated>2008-10-12T08:28:58.592+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Un mariage mixte #2</title><content type='html'>Je demandai à mes parents qu'ils  cessent de parler patois devant Marie; c'est peut-être dans ces moments où ils se mettaient à parler entre eux, tous à la fois, criant au plus fort pour se faire entendre, que la solitude de ma femme, au sourire figé, celui d'une sourde, me frappait le plus.&lt;br /&gt;Mais je n'insistai pas beaucoup, je l'avoue; ma mère comprenait à peine le français, fallait-il l'exclure de la conversation pour que Marie se sentit moins perdue?&lt;br /&gt;Raisonneur, tantôt sincère tantôt de mauvaise foi, j'essayai d'expliquer à Marie ce qui la heurtait, espérant le lui rendre un peu familier. Les portes ne ferment pas? Négligence certes,mais aussi la chaleur dessèche le bois, la pluie subite le regonfle. La nourriture trop épicée? Sans épices, avec ce climat, on ne mangerait plus. Je reconnaissais souvent, en moi-même qu'elle avait raison mais il m'était désagréable de l'avouer, j'aurais admis alors que jusqu'ici, j'avais vécu en sauvage&lt;br /&gt;à suivre&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Albert MEMMI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Agar&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3180140172123875929?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3180140172123875929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3180140172123875929' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3180140172123875929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3180140172123875929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/un-mariage-mixte2.html' title='Un mariage mixte #2'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-6394828095437671243</id><published>2008-10-11T05:05:00.000+02:00</published><updated>2008-10-11T05:22:34.223+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Un mariage mixte</title><content type='html'>Ne comprenant pas tout à fait ce qui se passait en elle , je m'étonnais qu'elle fit tant cas de détails.&lt;br /&gt;Je ne voyais pas clairement que ces détails n'étaient que l'expression d'un malaise fondamental:elle se découvrait lentement et définitivement solitaire, se heurtant à chaque visage et chaque objet.&lt;br /&gt;Et j'avais beau essayer de la protéger, j'arrivais à peine à prévoir où elle allait se blesser , à prévenir ses souffrances toujours renaissantes. Elle ne supportait pas la cuisine de ma mère, qui faisait pourtant de réels efforts; à chaque plat, elle questionnait avec méfiance sur les ingrédients , la graisse, les épices, la cuisson. Malgré l'effroi religieux de mon père, j'introduis dans les menus quelques aliments de chez elle, laitages et charcuterie. Mais il ne s'agissait pas de nuances, elle ne digérait pas et se mit à maigrir dangereusement. Elle souffrait de froid, je découvris avec étonnement qu'elle en souffrait plus que moi .Nous n'avions pas l'habitude de nous défendre contre l'hiver trop court qui nous surprend toujours comme mauvais tour du ciel. Et cette première année que nous passâmes à Tunis elle collectionna les rhumes, les angines et les grippes...&lt;br /&gt;à suivre&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Albert MEMMI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Agar&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-6394828095437671243?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/6394828095437671243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=6394828095437671243' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6394828095437671243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6394828095437671243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/un-mariage-mixte.html' title='Un mariage mixte'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-4606860805360094028</id><published>2008-10-09T21:08:00.000+02:00</published><updated>2008-10-09T21:19:02.365+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les psychiques'/><title type='text'>Un homme sans femme</title><content type='html'>Louis n'avait plus peur de Guillaumin, il connaissait la fragilité des hommes sans femme, poussés par la vie à l'isolement, d'un seul coup égarés au milieu de leur fermes, de leurs champs, comme si la notion du temps des saisons leur échappait...Du côté de chez lui, souvent ceux-là finissaient par se pendre dans leur grenier ou se jeter dans un puits...&lt;br /&gt;Guillaumin survivait, isolé, sauvage, fermé, conscient de n'être plus rien dans le pays, gêné de montrer une déchéance qu'il ne pouvait plus surmonter. D'un air gêné, il découvrait à Louis sa faiblesse, celle de l'homme qui n'a rien à perdre...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Jean Claude Ponçon&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;Le fantassin d'argile&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-4606860805360094028?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/4606860805360094028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=4606860805360094028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4606860805360094028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4606860805360094028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/un-homme-sans-femme.html' title='Un homme sans femme'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-5064807902860238857</id><published>2008-10-03T21:43:00.000+02:00</published><updated>2008-10-03T22:02:46.465+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les existentiels'/><title type='text'>Une  leçon de vie</title><content type='html'>Je me souviens d'un jour au jardin des roses. Je jouais assis par terre, j'avais six ans,peut-être sept. C'était l'aube de notre dernière année.Tu es sortie de la cuisine pour t'installer sous la véranda.&lt;br /&gt;Je ne t'avais pas vue. Antoine était descendu vers la mer alors je profitais de son absence pour jouer à l'interdit. Je taillais les rosiers avec son sécateur bien trop grand pour ma main. Tu as abandonné la balancelle et tu as descendu les marches du perron pour me protéger d'une blessure à venir.&lt;br /&gt;Quand j'ai entendu tes pas j'ai cru que tu allais crier,parce que j'avais trahi la confiance que tu me donnais bien volontiers, m'enlever l'outil comme on ôte une médaille à celui qui n'en est plus digne. Mais tu t'es assise près de moi et tu m'as regardé. Puis, tu as pris ma main dans la tienne pour la guider le long de la tige . De ta voix adoucie de sourires tu m'as dit qu'il faudrait toujours couper au dessus des yeux, au risque de blesser la rose,et un homme ne doit jamais blesser une rose, n'est-ce pas? Mais qui pense à ce qui blesse les hommes?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Marc Lévy&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vous revoir&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-5064807902860238857?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/5064807902860238857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=5064807902860238857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/5064807902860238857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/5064807902860238857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/10/une-leon-de-vie.html' title='Une  leçon de vie'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-4629279050907775464</id><published>2008-08-02T14:14:00.000+02:00</published><updated>2008-08-02T14:18:43.894+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les socio-religieux'/><title type='text'>Chacun son Dieu</title><content type='html'>&lt;h3 class="post-title entry-title"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;    Ils se cotoyaient, sans se mêler. Chacun son Dieu, chacun son temple, sa mosquée, son église, sa synagogue.Qui son anisette, qui sa&lt;em&gt; boukha&lt;/em&gt;, qui l'orgeat de ses mariages,de ses circoncisions.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A chacun ses rites, ses processions, ses carêmes,et ses jeûnes, ses Noel, ses Aid ,ses Yom Kippour, ses messes , ses ors et ses orgues, ses Vierges et ses saints, ses prières , ses prosternations, ses prêches , ses vendredis bourdonnants de sourats ,ses épaules enveloppées de châles du samedi , ses professions de foi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'enluminure d'un Coran ouvert sur un lutrin, dont la calligraphie s'élève ,volute après volute, psalmodie déroulant dans le silence ombreux de la salle de prières tapissée de haute laine, ses glissandos de voyelles emphatiques, ses claquements de dentales, la scansion de ses gitturales.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A vol d'oiseau de la Grande Mosquée, la lumière d'un vitrail tombe sur un missel bardé de cuir, d'où pend un signet de soie, dans le flux et le reflux d'un harmonium que balisent,extatiques, une Vierge , des saints agenouillés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une Thora nichée au coeur du tabernacle, à l'abri d'une arche , au fond de la synagogue, à deux pas du cinéma Le Vox, dont &lt;em&gt;le coupeur de tickets&lt;/em&gt; n'était autre qu'Edmond, tu sais le fils de Madame Nedjar, notre voisine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ils portent leur religion sur la tête, feutres ou casques coloniaux, kippas, chéchias , fez , tarbouches dont les soies se balançaient sur l'épaule.Tous ces rituels, ces cérémonies , ces célébrations, se coudoyant pour se frayer un chemin vers le Dieu qu'ils se reconnaissent&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Le Paradis des Femmes&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Ali Bécheur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-4629279050907775464?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/4629279050907775464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=4629279050907775464' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4629279050907775464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/4629279050907775464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/08/chacun-son-dieu.html' title='Chacun son Dieu'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-3348514740837925906</id><published>2008-07-29T09:47:00.000+02:00</published><updated>2008-07-29T17:47:56.865+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les romantiques'/><title type='text'>De l'amour</title><content type='html'>Elle lui semblait si belle,si séduisante,si différente des gens du commun qu'il ne comprenait pas pourquoi personne n'était comme lui bouleversé par le chant de castagnettes de ses talons sur le pavé de la rue,ni pourquoi les coeurs ne battaient pas la chamade aux soupirs de ses volants, ni pourquoi personne ne devenait fou d'amour sous la caresse de ses cheveux,l'envol de ses mains, l'or de son sourire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gabriel Garcia Marquez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'amour au temps du choléra&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-3348514740837925906?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/3348514740837925906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=3348514740837925906' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3348514740837925906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/3348514740837925906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/07/de-lamour_29.html' title='De l&apos;amour'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3180453759610342698.post-6071044059992502611</id><published>2008-07-28T08:22:00.000+02:00</published><updated>2008-10-09T20:28:36.700+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les mystiques'/><title type='text'>Questions</title><content type='html'>Alors,la sensation du Paradis descend des cieux. Et j'ai conscience de vivre un moment inoubliable de ma vie-cette conscience que très souvent nous atteignons après que le moment magique est passé. Je suis là tout entier,sans passé, sans avenir,entièrement concentré sur cette matinée,sur la musique des pattes de chevaux, sur la douceur du vent qui caresse mon corps,sur la grâce inattendue de contempler le ciel,la terre et les hommes. J'entre dans une espèce d'adoration,d'extase,reconnaissant d'être en vie. Je prie à voix basse,j'écoute la voix de la nature,et je comprends que le monde invisible se manifeste toujours dans le monde visible&lt;br /&gt;Je pose quelques questions au ciel, les mêmes questions que je posais à ma mère dans mon enfance&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi aimons-nous certaines personnes et en détestons_nous d'autres?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Où allons-nous après la mort?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi naissons-nous,si nous mourons pour finir?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que signifie Dieu?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Paulo &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Coelho&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Le Zahir&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3180453759610342698-6071044059992502611?l=misscook-extraits.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/feeds/6071044059992502611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3180453759610342698&amp;postID=6071044059992502611' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6071044059992502611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3180453759610342698/posts/default/6071044059992502611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://misscook-extraits.blogspot.com/2008/07/questions.html' title='Questions'/><author><name>misscook</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10154173490352897456</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://bp0.blogger.com/_Nbc61bWi4Yc/SFKQ5C54NJI/AAAAAAAAABc/Byb9hf2WCGg/S220/cuis08.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
